Challenge contre l’homophobie

Poussière d’homme de David Lelait

 

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Catégorie : Littérature Française.

 

Résumé

« Ce dimanche 3 avril, au soir, tes jours d’homme m’ont filé entre les doigts. Au presque commencement de ma vie, je t’ai perdu toi, avec qui je voulais la finir. Nous avions oublié d’être mortels, le temps nous a rattrapés… »

 

 

Avis

J’ai choisi ce roman pour poursuivre le challenge contre l’homophobie, car j’avais eu de très bons échos et je dois dire qu’au fil de la lecture je me suis lassée. Ce récit est superbement écrit, de très belles phrases qui ressemblent à un chant poétique. Le sujet traité est grave,  c’est en quelque sorte un cri d’amour, avant l’inéluctable, la mort.

C’est un très bel hommage rendu à l’être aimé. Le récit est touchant, nous percevons la douleur extrême que ressent celui qui reste. La déchirure, l’absence et la force dont il va devoir faire preuve pour continuer sa route… 

L’auteur va traduire ces sentiments d’injustice et surtout d’impuissance que vont devoir affronter ces deux êtres qui croyaient avoir le temps… En lisant ce livre, nous mesurons ce lien si puissant qui unit nos deux personnages. Les mots sont forts, ils nous heurtent. Pourtant, au fil des pages, j’ai ressenti une certaine lassitude. De beaux écrits, mais qui tendent à devenir répétitifs. Une très belle déclaration couchée sur le papier, néanmoins celle-ci va au détriment de l’histoire. Je me suis perdue dans cet éloge sans fin et cela a fini par me peser.

Mon ressenti est mitigé. Un cri du coeur et un hommage vibrant, mais par moment j’ai eu la sensation de tourner en rond. La mort fait partie de la vie, nous le savons tous. Le deuil est une épreuve tellement douloureuse, cependant les messages délivrés se sont transformés en litanie. 

C’est dommage, car la plume de David Lelait est remarquable. 

 

 

Extraits et citations :

« On m’approche timidement, on ne sait pas vraiment qui je suis, on le suppose, on le devine. Sans mot dire, je suis le veuf, cet inconsolable qu’on ne nommera pas. »

 

« C’est la dernière photo du voyage, la toute dernière des jours heureux. »

 

« Le mal ne choisit pas ses proies, il mord où bon lui chante. »

 

« Je n’entends pas ses mots, j’ai seulement compris la fin, la fin de l’histoire. Bien loin des contes, du ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. »

 

 

@David Lelait

Note 3/5

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